Ave Maris Stella – Paul Diacre

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Texte:

Ave maris stella,
Dei mater alma
Atque semper virgo
Felix caeli porta

Sumens illud ave
Gabrielis ore
Funda nos in pace
Mutans Evae nomen

Solve vincla reis
Profer lumen caecis
Mala nostra pelle
Bona cuncta posce

Monstra te esse matrem
Sumat per te preces
Qui pro nobis natus
Tulit esse tuus

Virgo singularis
Inter omnes mitis
Nos culpis solutos
Mites fac et castos

Vitam praesta puram
Iter para tutum
Ut videntes Jesum
Semper collaetemur

Sit laus Deo Patri
Summo Christo decus
Spiritui sancto
Tribus honor unus

Amen

Traduction :

Salut, étoile de la mer
Mère nourricière de Dieu
Et toujours vierge,
Bienheureuse porte du ciel

En recevant cet ave
De la bouche de Gabriel
Et en changeant le nom d’Ève
Établis-nous dans la paix

Enlève leurs liens aux coupables
Donne la lumière aux aveugles
Chasse nos maux
Nourris-nous de tous les biens

Montre-toi notre mère
Qu’il accueille par toi nos prières
Celui qui, né pour nous,
Voulut être ton fils

Vierge sans égale,
Douce entre tous,
Quand nous serons libérés de nos fautes
Rends-nous doux et chastes

Accorde-nous une vie innocente
Rends sûr notre chemin
Pour que, voyant Jésus,
Nous nous réjouissions éternellement

Louange à Dieu le Père,
Gloire au Christ Roi
Et à l’Esprit saint,
À la Trinité entière un seul hommage

Amen

Répands, charmante nuit – Jean-Baptiste Lully

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Texte:

Répands, charmante nuit
Répands sur tous les yeux
De ta douceur, le calme et l’innocence.
Et ne laisse approcher de ces aimables lieux
Que les cœurs où la paix élit sa résidence.

Tes ombres et ton silence
plus beaux que le plus beau jour
Offrent de doux moments
qu’on revivrait toujours.

Da Pacem Domine – Arvo Pärt

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Cette œuvre est une commande du musicien, violiste, violoncelliste, chef de chœur et chef d’orchestre espagnol Jordi Savall. Arvo Pärt commence l’écriture de Da Pacem Domine deux jours après les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, en mémoire des victimes à laquelle elle est dédiée. Elle fut créée le 11 mars 2005. Depuis cette date, la pièce est jouée chaque année en Espagne pour les commémorations des victimes

Da Pacem Domine est une œuvre composée d’un mouvement unique dont l’exécution dure environ cinq minutes. Originellement composée pour quatre voix, il existe différentes partitions de l’œuvre pour d’autres combinaisons de voix et d’instruments.

La composition à quatre voix de « Da Pacem Domine » repose sur quatre techniques médiévales:

1) Le cantus firmus (chant donné) issu d’un chant grégorien et chanté à la voix d’alto.

2) L’organum, technique d’accompagnement en intervalles de quartes et de quintes, chanté à la basse.

3) Le hocquet, retard des voix de soprano et de ténor par rapport au cantus firmus, technique notamment utilisé par Guillaume de Machault et l’école de Notre-Dame au XIIIe siècle.

4) Le faux bourdon.

Mississippi – Jerome Kern

« Mississippi » est tiré de la comédie musicale  Show Boat créée en 1927 à Broadway par le compositeur américain Jerome Kern. Ici, on retrouve l’adaptation française écrite par Lucien Boyer la même année. Ce chant traite de la condition des noirs du sud des États-Unis entre les années 1880 et 1920 malgré l’abolition de l’esclavage qui fût voté en 1865

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Partition

Partition

 

Texte:

Tout le long du Mississippi,
nous travaillons le jour et la nuit
sous les yeux sévères de l’homme blanc
nous faisons un labeur accablant
Nous peinons, nous coltinons,
de lourds fardeaux, sur notre dos !
Pauvre noir dais ton devoir
subis ton sort jusqu’à la mort
Tout le long du Mississippi,
nous travaillons le jour et la nuit
Et il nous faudra toujours travailler
jusqu’au jour du jugement dernier.
Fleuve éternel roulant sous le ciel,
si tu nous disait tout ce que tu sais,
nous en saurions trop.
Tu roules sans dire un mot
et les pauvres gens,
les bons, les méchants,
les arbres, les fleurs,
les rives, les pleurs,
tout meurt tour à tour,
mais toi tu roules toujours.
Vous et moi, Dieu sait pourquoi
nous peinons, nous luttons, nous souffrons
sans espoir et sans savoir
si ce labeur cruel nous vaudra le ciel !
Mississippi, vieux Mississippi,
toi tu le sais mais tu n’en dis rien,
éternellement.